Une autre proposition de la division du travail : la répartition des taches essentielles à tous.

Automatisation accélérée et répartition du travail marginal.

Eté 2017 : je mets mes recherches algorithmiques en pause et m’apprête à embarquer pour mon train vers le sud. En début de quai, les portiques automatiques n’attendent qu’à être branchés aux programmes déjà prêts à enregistrer les passages des voyageurs. Au-dessus, les caméras, potentiellement connectées à des algorithmes de reconnaissance faciale, sont prêtes à envoyer quantité d’informations, sortes de futurs radars routiers pour piétons des gares. En attendant, postés au même endroit que ces portiques, les derniers contrôleurs humains remplissent cette tache de vérification des billets avant montée à bord.

J’appelle ici travail marginal, la partie non automatisée du travail global (en France par ex.) à un instant t. Il correspond donc à l‘ensemble des taches restant à automatiser. Cette quantité décroit avec le temps. Il est fort à parier qu’en 2018, le travail de contrôleur de train ne fasse plus partie du travail marginal, puisqu’ayant été automatisé entre les 2 périodes (portiques et caméras alors entrés en activité). Il en va de même pour quantité de travails associés à des taches plus ou moins complexes que les machines effectueront à terme intégralement ou en partie à la place des humains.

Malgré une accélération de ce type d’automatisation, il reste chaque jour une quantité importante de taches à effectuer par les humains.  Ces taches sont principalement liées aux activités de soins et de contrôles (soin des espaces communs : villes, quartiers, transports en communs, immeubles, parcs ; et contrôles : sécurité de ces différents lieus), de nos Exo-organismes. Ainsi qu’une participation humaine accrue : soutiens aux urgences, entraide, maintiens du lien social, éducation. Finalement, ce dont nous jouissons tous, auxquels beaucoup pourraient donner davantage que la contrepartie monétaire qui les en dégage (parfois à leur dépend) et dont la réalisation partagée ne dépend que de la décharge de leur emploi du temps.

 

Si j’appelle WM, le travail marginal, c’est-à-dire la quantité de taches liées au soin et au control des communs restants à réaliser à un instant t, considérons 2 options pour que ces taches soient effectivement réalisées :

  • Concentration du WM sur un nombre restreint d’individus : situation actuelle. Ce sont par exemples nos contrôleurs de trains, mais aussi nos infirmières, nos éboueurs, nos nettoyeurs de rues…qui exercent ces métiers à plein temps et qui voient progressivement leurs effectifs se réduire (par l’automatisation mais aussi par diminution des budgets associés) et viennent mécaniquement alimenter les situations de chômages et de précarités. Système de mono-activités, d’ultra spécialistes.
  • Répartition du WM sur l’ensemble des citoyens en capacité de participer à ces taches. Ce qui représentait des emplois à plein temps se voit alors réduit à WM/nb, soit quelques jours par mois (ou quelques heures par semaine). Nous voyons ainsi que l’automatisation progressive n’a pas le même impact : la diminution continue et à venir du WM génère un impact distribué et non plus concentré. A travers ce type de répartition, c’est toute une diversité de combinaisons d’activités qui s’exprime, y compris des spécialistes (chirurgiens, informaticiens par ex.), qui maintiennent une part d’activité responsable envers les communs.

C’est vous l’aurez compris sur cette 2e option que je poursuivrai cet article.

La constitution d’équipes équilibrées et la transmission des savoir-faire à travers l’action.

Des équipes donc, pourquoi pas tirées aléatoirement, en assurant toutefois un équilibre des niveaux de maitrise pour que la transmission des savoir-faire se réalise de façon continue sur des populations qui se rencontrent, se parlent et réalisent ces taches, indépendamment de leurs métiers propres et de leurs appartenances. Et ce, dans l’objectif de prendre soin ensemble des environnements qui nous conditionnent.

 

Les conditions de réalisation.

S’assurer que chacun ait, en contrepartie de sa participation (5j/mois), un retour décent, de logement, de soin d’éducation, d’alimentation et peut-être pour cela, en conditionnant toute perception monétaire (y compris celles provenant d’autres fonctions/activités exercées) à cette participation aux taches communes.

Il faudra s’assurer que les personnes qui exercent ces taches aujourd’hui (de manière répétitive, ie à plein-temps) puissent maintenir au moins le même niveau de vie qu’aujourd’hui. Celui-ci correspond aux 20% de revenus les plus faibles de la société, c’est-à-dire au strict minimum pour assurer les besoins primaires de logement et d’alimentation. 20% de revenus les plus faibles en contrepartie de la plus grande part (80% ?) de la pénibilité au travail.

 

Valeur d’action > (est supérieure à) valeur d’usage et autres gains indirects.

Il est possible que ce temps de contribution soit bénéfique, pour les équilibres personnels mais aussi globaux, en partant de l’hypothèse que le fait d’éprouver l’effort lié à la réalisation (valeur d’action : nettoyer une rame de métro), permette de rendre les usages plus respectueux, plus conscient et ainsi de constituer une meilleure évaluation personnelle de la valeur d’usage (non plus définie par le coût monétaire, parfois complètement dé-corrélée de l’effort de réalisation).

Le meilleur moyen de profiter de quelque chose n’est-il pas de participer à sa réalisation ? D’en capter la valeur, qui n’est plus alors uniquement une valeur d’usage mais aussi une valeur d’effort.

L’ensemble de ces taches ne reposant plus sur un nombre restreint d’individus sous pression, les structures de soin seront perpétuellement actives et entretenues par l’ensemble.

Le fait que la grande majorité d’entre nous, dés qu’il en est capable (16 ans par exemple), participe à une multitude de fonctions de prise de soin / de contrôle permet un accès équilibré aux fonctions, aux métiers et peut aboutir au déclenchement de passions, de talents, de prédispositions, d’affinités, de spontanéité. Cette répartition constitue donc un élargissement des savoir-faire fondamentaux à l’échelle individuelle tout en assurant une continuité des métiers existant, à réinventer et à inventer. La simple confrontation avec la tache étant parfois révélatrice d’aptitude et de gouts pour ces activités. Il n’y a aucune raison de se passer de ce potentiel gisement d’idées. Ainsi, les penseurs de machines/automates, les enseignants, les médecins, ceux dont le métier se spécialise par un approfondissement, pourront  aussi transmettre une partie de leurs savoirs pointus lors de ces participations récurrentes.

Illustration : les services d’urgences étouffent, ce n’est pas un secret, dans ce cadre, la participation dés 16 ans pourraient y prendre place : prises en charges administratives, 1ers soins, maintiens en éveil des arrivants, transmission des observations à des personnes plus qualifiées, réparation du matériel, etc…d’une part, chacun d’entre nous apprendrait les bases de ces prises en charges et d’autres part, l’apprentissage continu pourrait venir compléter les rangs des soignants, voir déclencher des passions, détecter des aptitudes particulières et former des médecins de métiers. La condition étant que même ceux-ci continuent à dédier une part de leur emploi du temps à la prise en charge d’autres communs…nous voyons bien ici que cette participation comblerait une partie des besoins de nos hôpitaux mais aussi nous permettrait aussi d’acquérir des savoir-faire essentiels à notre survie et notre équilibre.

 

Le caractère primordial de la contribution à l’éducation.

Il semble que nous tombions souvent d’accord avec le fait qu’en l’éducation se trouve la source d’un monde meilleur, plus respectueux, plus juste. Conclusion récurrente de nombres de nos conversations, quelque soit le point de départ, à partir du moment où l’on souhaite répondre par une piste de solution à une problématique de moyen à long-terme. Le système évoqué ici est par nature un système de transmission des savoirs. Chaque citoyen en capacité de transmettre pourrait contribuer à l’éducation des plus jeunes, via des cours théoriques en maintenant un système d’enseignement proche du système public actuel. L’aspect pratique étant couvert spontanément par les participations aux soins des communs.

 

Pour une réelle prise en compte de la pénibilité au travail :

Il n’est pas aisé de mesurer la pénibilité au travail mais les nouveaux outils, y compris les objets connectés pourraient rapidement nous y aider.

Pour faire simple : 2 approches :

  • En temps-réel : mesure du nombre d’effort répétés et impliquant une certaine forme de souffrance infligée au corps (ex : mouvement des bras répétés, position assise prolongée => douleurs dorsales continues, difficultés à marcher…) et à l’esprit (ex : yeux rivés sur un écran, tâches répétitives => maux de têtes, douleurs dorsales, abrutissement…)
  • Post-effort (batch) : mesure de l’écart des durées de vie en bonnes santé par métier.

Dans les 2 cas, il convient d’appliquer une méthodologie « toutes choses égales par ailleurs ».

Ainsi, le résultat de l’une ou l’autre approche ci-dessus ou des 2 combinées peut constituer une pondération représentant la pénibilité au travail.

Constat majeur : les pénibilités sont différentes selon qu’elles s’appliquent à 1 seul individu ou à un groupe d’individus.

Illustration : 1 travail à réaliser : 1 éboueur (arrière camion) travaille pendant 6 heures consécutives, il aura vidé 200 poubelles, marché 6km, sauté du camion 200 fois en descente et 200 fois en montée, aura poussé un poids total de 3,2tonnes avec ses bras (et en appui sur ses jambes)…poussée ?

Or, au fur et à mesure que son travail avance, la pénibilité augmente (il y a alors accélération de la pénibilité), supposons une forme exponentielle (faible augmentation de la pénibilité au début, puis une progression de plus en plus forte et accélérée).

Au cours de la 1ère heure, la pénibilité est supposée constante, puis elle s’accentue les heures suivantes pour atteindre son maximum à la dernière heure.

P1 = 1 ; P2 = 1,5 (2eme heure 50% plus pénible) ; P3 = 2,5 ; P4 = 4, P5 = 6 ; P6 = 9

Ptotal1 = 24

Supposons maintenant que la tache de travail soit partagée entre 6 individus, se relayant toutes les heures (ou même la situation ou 2 travailleurs se relaient d’h en h, cependant il reste le critère de répétition), nous voyons ainsi la pénibilité totale tombée à Ptotal2 = 6.

Et nous voyons bien ici que la somme de la pénibilité Pt1 > Pt2, ce qui conduit au rejet de l’hypothèse d’égalité des sommes dans le contexte de la pénibilité concentrée et distribuée.

 

La pensée comme capacité à nous organiser.

Il est fort possible que cet article vous paraisse extrême et soit assez souvent qualifié d’utopique et je m’attends à des objections mais rien ne m’enlèvera l’espoir que nous somme capable de nous organiser, c’est-à-dire de penser, de penser pour panser, de réfléchir pour des causes nobles en puisant dans ce qui nous rallie pour tendre vers l’amélioration continue de nos conditions de vie, sous contraintes individuelles, collectives et environnementales.

La pensée est cette aptitude dont l’objectif est de nous organiser. Serons-nous capable de faire en sorte qu’elle ne repose pas sur la compétitivité d’un pays (ce qui encourage la concurrence internationale déloyale) mais bien sur la capacité de son peuple, aux peuples à s’organiser, à coopérer pour rendre cela possible ?

 

Autres questions : la suite du capitalisme est-il une réinvention tardive d’une forme de communisme (velib, autolib, partage des biens et des idées, open-source, …, Intelligence Artificielle) ? Avec quels objectifs et quelles contraintes allons-nous (vont-ils ?) nourrir les IA qui prendront (prennent déjà) des/les décisions à notre place ?

Auteur : Jonathan Petit

 

https://www.universalis.fr/encyclopedie/division-du-travail/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Taylorisme

https://www.usinenouvelle.com/article/il-y-a-100-ans-ford-inventait-le-travail-a-la-chaine.N207040

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/23/jeremy-rifkin-la-troisieme-revolution-industrielle-a-commence_4493076_3234.html

Santé : près d’un Français sur deux a dû renoncer à des soins ou à une consultation en raison d’un coût jugé trop élevé.

L’évolution de la qualité et de la sécurité des soins de ces 5 dernières années questionnent un tiers des Français. Ils mettent en parallèle une certaine dégradation des conditions d’accès aux soins et des conditions de travail du personnel.

Stat39

Les Français ont le sentiment d’une médecine à deux vitesses: inégalités territoriales, ceux qui ont de l’argent ont plus de possibilités de se faire soigner (92%), les innovations et les traitements ne sont pas proposés à tous les patients (74%) et des inégalités de traitement selon les patients (58%).

Malgré cela, les Français considèrent leur système de santé comme le meilleur du monde. Ce bon résultat s’appuie sur la reconnaissance d’un dynamisme français de la recherche et de l’innovation auxquels l’hôpital contribue significativement. Une égalité d’accès garantie dans les hôpitaux publics (78% des Français), mais une perception de sélection par les cliniques privées (68% des Français). Pour 1 Français sur 2, le droit et l’information des patients restent stables et progressent même pour 1 tiers d’entre eux.

Ils sont toutefois inquiets et portent un jugement lucide sur les menaces qui pèsent depuis plusieurs années sur l’hôpital et notre système de santé.

Une large majorité des Français dénonce la problématique de l’organisation des soins : engorgement des hôpitaux, manque d’hôpitaux en France, mauvaise gestion des hôpitaux publics, la mauvaise coordination des acteurs.

Que pensez-vous de la privatisation progressive du système de santé?

Source : Ipsos, 21 Mai 2014

Au Portugal entre 2002 et 2012, le nombre de toxicomanes a diminué de 47%. Ils sont moins de 50 000 aujourd’hui dont la majorité sont suivis régulièrement.

En 2001, le Portugal a choisi de décriminaliser toutes les drogues. Elles ne sont toutefois pas légalisées, on ne peut pas transporter, consommer ou vendre de la drogue en toute impunité. La possession et la consommation ne sont plus considérés comme des crimes mais comme des infractions.

Stat36

Le taux de jeunes de moins de 20ans ayant essayé au moins une drogue est passé de 14% à 10.6%.

La transmission du VIH parmi les usagers a baissé de 17% sur la même période. Le nombre de décès engendrés par la consommation de drogues a chuté de moitié.

La comparaison des données européennes et portugaises fait apparaitre que le pourcentage d’adultes prenant des drogues dans le pays est devenu l’un des plus faibles de l’UE : 11,7% de consommateurs de cannabis contre 30% au Royaume-Uni ; 1,9% prennent de la coke contre 8,3 % chez le voisin espagnol.

Pensez-vous que l’on devrait mettre en place une telle politique à l’égard des drogues à l’échelle européenne?

Source : Eurostat + CATO Institute

Liens :
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/edr2013rap.pdf
http://object.cato.org/sites/cato.org/files/pubs/pdf/greenwald_whitepaper.pdf

69% des français s’estime à l’aise avec le fait de vieillir. 73% pensent qu’ils vont bien vieillir et 68% pensent qu’ils vont vivre longtemps.

Ces proportions sont bien en deçà de celles observées aux états-unis: 87% des américains pensent qu’ils vont vivre longtemps et 88% qu’ils vieilliront bien. 78% d’entre eux pensent que travailler après l’age de la retraite est source de bonne santé et d’épanouissement Versus seulement 54% des français.

Stat34

En France, les résultats observés dans l’étude sont inférieurs pour les inactifs (retraités ou chômeurs): seuls 55% d’entre eux pensent qu’ils vivront longtemps. Le taux d’emploi des 55-64 ans est inférieur à 50%.
L’aspect financier est celui qui crée le plus de crainte face à l’avenir: 60% des français déclarent redouter de vieillir par crainte de ne pouvoir s’assumer financièrement contre 40% des américains.

Une vision plutôt optimiste du vieillissement, qui rime avec « sagesse », « fierté d’avoir vécu longtemps » et « intensément ».
63% des français pensent que les séniors n’ont jamais eu une meilleure qualité de vie qu’aujourd’hui.

On assume plus facilement son âge (60% disent très facilement la vérité sur leur âge) que son niveau social (46%), son poids (35%, 25% chez les femmes) ou son salaire (28%).

Selon vous, qu’est-ce qui explique la confiance supérieure des américains par rapport à l’avenir?

Source : Ipsos, Mai 2014

Lien : http://www.ipsos.fr/sites/default/files/attachments/dp_get_old_vfinale_28042014.pdf

Lorsqu’elles ont le choix, 26% des femmes privilégient de se déplacer à pied (Vs 18% des hommes). Les femmes sont-elles plus eco-sensibles?

Stat33

44% des hommes déclarent utiliser leur voiture plusieurs fois par jour Vs 33% des femmes.
Les femmes se déclarent plus concernées par le problème du réchauffement climatique (35% s’en inquiètent énormément Vs 29% des hommes).
Elles sont 48% à se dire consommatrices de produits issus de l’agriculture biologique, contre 37% des hommes.
Les 2 sexes trient leurs déchets dans les mêmes proportions (77%).

Un lien spontanément plus fort avec l’environnement ou une plus grande exposition et réaction aux campagnes de sensibilisation ?

Source: Womenology, le 14 Mai 2014

Lien: http://www.womenology.fr/fr/reflexions/les-femmes-n-apprehendent-pas-l-ecologie-comme-les-hommes/

80% des individus considèrent que la question du chômage n’est pas abordée efficacement par leur gouvernement.

Cette proportion est une moyenne sur 13 pays : Espagne, Afrique du Sud, France, Royaume-Uni, Belgique, Russie, Canada, Allemagne, États-Unis, Chine, Japon, Inde, Brésil.

Stat25

En France, 91% considèrent que la que la question du chômage n’est pas abordée efficacement. Cette proportion s’étale de 57% d’insatisfaits au Brésil à 94% en Afrique du Sud.

 « Les citoyens se sentent abandonnés par leurs gouvernements qui sont vus comme incapables de résoudre le problème du chômage et accordant davantage la priorité aux intérêts des entreprises qu’à ceux de la main-d’œuvre. » Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI

Sur la question des syndicats, 68% des individus sur les 13 pays répondent que les entreprises qui ont des syndicats offrent de meilleurs salaires, conditions de travail et normes de sécurité. Les pays étant les moins confiants envers les syndicats étant ceux dans lesquels ils sont le plus développé (y compris la France).

 C’est en Chine que la sécurité de l’emploi est perçue (de l’intérieur) comme la plus élevée. Au Japon et en Russie, plus de 80% des individus considèrent que les lois ne protègent pas correctement les travailleurs.

Sur le caractère équitable des salaires, 65% du total des travailleurs ne se sentent pas suffisamment protégés, de 46% aux États-Unis à 87% en Russie.

Quelque soit l’endroit ou l’on pose ces questions sur la planète, les résultats sont sensiblement les mêmes. Étant donné la mise en concurrence internationale des travailleurs que pensez-vous de l’application de lois internationales du travail ?

Source : Sondage d’opinion mondiale 2013 de la CSI, « Perspectives économiques et sociales »

Lien : http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/ituc_global_poll_2013_fr_web.pdf

Afrique : la croissance du PIB devrait atteindre 5.5% en 2014 (vs 5% en 2013) soutenue en grande partie par un rebond de la production agricole. Quelle croissance agricole pour l’Afrique ?

On le sait, les investissements chinois ont explosés en Afrique, passant de 10 Milliards de $ en 2000 à 170 Milliards en 2011.

À la cinquième Conférence ministérielle du Forum sur  la coopération sino-africaine, qui s’est tenue à Beijing en juillet 2012, le Président chinois, Hu Jintao, en a mentionné de nouveaux projets, notamment : 100 écoles, 30 hôpitaux, 30 centres de lutte contre le paludisme et 20 centres pilotes agricoles.

 Stat23

Profil et influence des investisseurs :

Aujourd’hui, l’agriculture chinoise est une des plus contaminée en pesticides et fongicides.

En 2012, Greenpeace avait trouvé 29 pesticides dans le thé des Chinois. Il n’y a pas de débat. Comme le confirme l’ONG Food Sentry: les aliments d’origine chinoise sont bien ceux qui posent le plus problème en termes de pollution aux pesticides, malgré une politique qui officiellement cherche à les limiter depuis 2007.

Sur 230 légumes exotiques importés par la Suisse (depuis l’Asie), 63 ont été retirés du marché (27%) à cause de teneurs en pesticides excessives.

 

 

Les choix de modes de production se mettent en place :

Les exploitations agricoles africaines sont considérées comme sous-productives et donc non compétitives, ce qui est en partie due à une faible utilisation des engrais (moins de 10kg/ha , Versus une moyenne mondiale de 107kg/ha).

En Septembre 2013 au Ghana, c’est tenu le 1er Forum des parties prenantes de la filière engrais en Afrique de l’ouest. Les acteurs opérant dans le domaine se sont engagés à fédérer leurs activités afin de rendre accessibles à moindre coût les fertilisants aux paysans dans l’objectif de « « Garantir un environnement politique et réglementaire propice au commerce et à l’utilisation de l’engrais en Afrique de l’ouest ».

On le voit bien, ici, l’objectif résulte d’une pression sur le cout final des produits et s’inscrit donc dans un but commercial et d’amélioration de la compétitivité. C’est une approche purement quantitative qui vise donc à produire plus à moindre couts, sans évoquer la qualité de cette production, ni la possibilité de jouer sur les techniques de production pour l’améliorer et surtout la maintenir dans le temps (renouvelabilité).

 

Les pays en développement  qui n’utilisent que 25 %  des pesticides produits dans le monde enregistrent 99 % des décès dus à ce type d’intoxication.

On peut donc difficilement imaginer que les chinois, tout comme les européens et les américains, soucieux avant toutd’améliorer la compétitivité de leur partenaire commercial, prennent davantage de précautions sur les moyens de production qu’ils vont contribuer à développer/en Afrique.

Comment savoir ce qui est en train de se mettre en place ?

 

Source :

–          FMI, http://www.imf.org/external/French/pubs/ft/survey/so/2014/CAR042414AF.htm

 

–          LeHubRural, « Agriculture en Afrique de l’ouest : Ces engrais qui manquent cruellement » : http://www.hubrural.org/Agriculture-en-Afrique-de-l-ouest.html?lang=fr

–          ConsoGlobe, « Les légumes asiatiques lourdement contaminés aux pesticides » :

Les légumes asiatiques lourdement contaminés aux pesticides

 

 

 

 

 

Pour 77% des français, « Réussir sa vie » c’est « avoir une famille heureuse ».

Pour 25%, « Réussir sa vie » c’est « profiter de la vie » et pour 19% c’est « rester libre ».

Stat22

Une grande majorité d’hommes et de femmes sont d’accords pour affirmer que la constitution d’un foyer est la condition première pour réussir sa vie. En termes de rythmes de vie, hommes et femmes sont d’accord sur le fait que la mère et le père doivent pouvoir concilier vie professionnelle et vie familiale et l’emploi à temps plein des 2 parents est considéré comme un frein à l’épanouissement familial. « Chez les 20-30 ans, on observe deux différences : les femmes sont plus nombreuses à juger « essentiel pour la réussite du mariage » le partage des tâches ménagères, et sont plus ouvertes à l’homosexualité et l’homoparentalité. »

Source : INSEE, Enquête valeurs, Womenology, 2011

La part allouée à la protection sociale et à la santé a progressé de 2.3% entre 2002 et 2011 dans l’EU27 et de 3.9% en France

Stat19

56.6% du PIB (Vs 49.4% en Europe à 27) est passé en dépenses publiques en 2012 en France, proportion constituée à  24.4% (resp. 19.9% EU27) par la protection sociale, 8.3% (7.3% EU27) par la Santé et 6.1% (5.3% EU27) par l’éducation.

Dans la plupart des pays d’Europe (à l’exception de la Norvège), c’est le vieillissement de la population qui explique la part croissante des dépenses publiques allouée à la protection sociale, à 40% en moyenne. Les allocations familiales représentent en moyenne 21%.

La partie des dépenses publiques consacrée à la protection sociale présente une dispersion importante (de 11% en Slovaquie à 25% au Danemark) mais c’est la part consacrée à l’éducation qui est la plus dispersée (de 3% en Bulgarie à 17% en Estonie). Le budget consacré à l’éducation continue de progresser en € mais sa part baisse depuis 2009.

Source : Eurostat

Lien vers l’article complet et les données : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/index.php/Evolution_of_government_expenditure_by_function

L’agriculture biologique représente presque 5% des exploitations agricoles et 4% de la surface agricole totale à fin 2012.

Ce sont 24 400 exploitations agricoles et 1,033 millions d’hectares. Entre 2007 et 2012, le nombre d’exploitations a doublé et les surfaces ont augmenté de 85%.

STAT172 Stat171

Les productions végétales :
• 2/3 des surfaces bio toujours en herbe ou dédiées aux cultures fourragères,
• 2 ha bio sur 10 cultivés avec des céréales et oléo-protéagineux,
• 1 ha sur 10 avec des vignes, vergers, du maraîchage ou des PPAM.

Les productions animales :
1 exploitant bio sur 3 est éleveur.
La part du cheptel biologique dans le cheptel national varie de 0,7% s’agissant de l’élevage porcin à plus de 7% pour les poules pondeuses et jusqu’à 11% pour l’apiculture (en termes de nombre de ruches).

En 2013, l’agriculture biologique représente 2% de l’alimentation des français, vs 1% en 2006. Ce marché, qui est en croissance de 3% (en 2013), représente 4,1 milliards d’euros.

Attention toutefois, le nouveau label Bio européen, moins strict que l’ancien label bio national autorise des traces accidentelles d’OGM, ne pas confondre les 2 mentions donc (Bio et sans OGM).

Source: Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie + L’Agence Bio

Lien : http://www.developpement-durable.gouv.fr/L-agriculture-biologique-en-France.html