Elections européennes 2014, qui a voté? Seuls 27% des -35ans ont votés (26% pop et 16% des votants), ils constituent les votes les plus marqués aux extrêmes (FN, FDG) et les nouveaux partis; les + de 60 ans (31% pop) représentent 43.5% des votants, plus portés sur les partis historiques (PS, UMP).

Si l’on compare ces résultats aux élections municipales de mars dernier, on constate que parmi les électeurs qui se sont déplacés pour ces élections européennes, il y a une surreprésentation de partisans du FN. Il s’agit donc d’un vote ou les anti-européens semblent s’être davantage mobilisés que les pro-européens, indifférents ou déçus de l’Europe telle qu’elle se réalise aujourd’hui.

Stat40

A travers l’observation des résultats, c’est plutôt le profil du votant que l’on étudie et non pas l’expression de l’ensemble de la population. Une majorité français ont négligé cette élection.

 

Les abstentionnistes:

Étant donné le faible taux de participation, à 42.5%, l’élection n’est pas représentative des choix de la population française.

Les abstentionnistes sont plus jeunes, issus de classes sociales moins valorisées (employés, ouvriers, chômeurs), plus pauvres et légèrement plus féminins que l’ensemble de la population.

Un grand manque d’information est ressorti par rapport à ces élections européennes. Mais l’abstention constitue ici également un moyen d’exprimer son mécontentement à l’égard des responsables politiques en général. Enfin, seul 1 abstentionniste sur 3 pense que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne.

Enjeux du vote:

L’immigration est le sujet qui compte le plus pour les votants (31%), viennent ensuite le pouvoir d’achat (30%), la crise dans la zone euro (27%), le chômage (27%), le maintient de la paix en Europe (21%)…

64% des votants souhaitent renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit limiter ceux de l’Europe.

Toutefois, 72% souhaitent que la France reste dans la zone Euro (34% des électeurs du FN).

51% considèrent que dans ce contexte de crise, l’appartenance à l’union européenne aggrave les effets de la crise sur les français.

Sur les mesures que devraient prendre l’UE en priorité, on trouve en première position « Un système permettant à l’Union Européenne d’augmenter les droits de douane face aux pays qui ne respectent pas les règles du commerce international ».

 

Conclusion:

L’électorat d’extrême droite c’est mobilisé en masse et est donc sur-représenté à ce scrutin. Malgré cela, 72% des votants sont pour un maintient de la France dans la zone Euro. Les résultats semblent donc une manifestation de la déception face aux politiques menées à l’échelle européenne mais aussi nationale. Cette enquête fait également ressortir une peur que l’Europe soit plus laxiste à l’égard des normes mises en place à l’échelle nationale (protection du salarié, immigration) et un souhait de protectionnisme à l’égard du commerce international.

L’UE actuelle est perçue comme une voie vers plus de flexibilité (du travail, des normes), et donc comme une perte de singularité, comme un moyen de faire sauter les règles nationales dont certaines avaient pour objectif de protéger ses citoyens et donc comme un moyen supplémentaire de laisser au capitalisme et aux marchés financiers internationaux toute la place pour s’exprimer sans contrainte (Voir « Zone de libre échange transatlantique »).

Pensez-vous qu’une consultation plus régulière des citoyens européens puisse instaurer une confiance accrue envers les politiques et institutions européennes ?

Source: Ipsos, Élections Européennes 2014 Comprendre le vote des français

Lien: http://www.scribd.com/fullscreen/226037674?access_key=key-9AG0U9qTnlWwgTmt0bUh&allow_share=true&escape=false&view_mode=scroll

 

Santé : près d’un Français sur deux a dû renoncer à des soins ou à une consultation en raison d’un coût jugé trop élevé.

L’évolution de la qualité et de la sécurité des soins de ces 5 dernières années questionnent un tiers des Français. Ils mettent en parallèle une certaine dégradation des conditions d’accès aux soins et des conditions de travail du personnel.

Stat39

Les Français ont le sentiment d’une médecine à deux vitesses: inégalités territoriales, ceux qui ont de l’argent ont plus de possibilités de se faire soigner (92%), les innovations et les traitements ne sont pas proposés à tous les patients (74%) et des inégalités de traitement selon les patients (58%).

Malgré cela, les Français considèrent leur système de santé comme le meilleur du monde. Ce bon résultat s’appuie sur la reconnaissance d’un dynamisme français de la recherche et de l’innovation auxquels l’hôpital contribue significativement. Une égalité d’accès garantie dans les hôpitaux publics (78% des Français), mais une perception de sélection par les cliniques privées (68% des Français). Pour 1 Français sur 2, le droit et l’information des patients restent stables et progressent même pour 1 tiers d’entre eux.

Ils sont toutefois inquiets et portent un jugement lucide sur les menaces qui pèsent depuis plusieurs années sur l’hôpital et notre système de santé.

Une large majorité des Français dénonce la problématique de l’organisation des soins : engorgement des hôpitaux, manque d’hôpitaux en France, mauvaise gestion des hôpitaux publics, la mauvaise coordination des acteurs.

Que pensez-vous de la privatisation progressive du système de santé?

Source : Ipsos, 21 Mai 2014

75% des fonds investis sur la question de la neutralité du net sont positionnés contre celle-ci (fonds dépensés entre 2005 et 2013).

Aux US, 10 groupes sont pro-neutralité et 10 groupes anti mais la balance penche du côté des « anti » qui ont investis 75 millions de dollars entre 2005 et 2013 (Vs 25 millions dépensés par les pro-neutralité).

Stat38

L’écart c’est réduit à 3 contre 1 suite à la prise de position de Google sur la question (18.8 millions investis en faveur de la neutralité du net). Il était historiquement de l’ordre de 5 contre 1.
L’arrivée de Google dans la partie n’a cependant pas découragé les détracteurs de la neutralité du net. Ceux-ci ont-ils perçu Google comme une menace sérieuse, ou se sont-ils sentis portés par l’échec de la FCC face à Verizon ? Toujours est-il qu’ils n’ont, sauf en 2012, pas cessé d’augmenter leurs dépenses de lobbying.

« Les principaux groupes pro-neutralité ont publié 176 rapports mentionnant la neutralité du net. Mais les organisations anti-neutralité les ont largement dépassés, déposant 472 rapports mentionnant la neutralité du net. C’est un ratio de 1 à 2,7. »

Les principaux groupes anti-neutralité sont Verizon Communications, AT&T, Comcsat Corp.

AOL, Level 3 (opérateur et CDN), Google, Microsoft et Apollo Investment Management sont les principaux défenseurs de la neutralité du net.

« Internet c’est par définition le réseau neutre sur lequel on c’est mis d’accord pour s’interconnecter ». B.Bayart

Cette question ne devrait-elle pas reposer sur un choix démocratique?

Source : ZDNet, le 19 Mai 2014

Lien : http://www.zdnet.fr/actualites/la-neutralite-du-net-aux-etats-unis-une-affaire-de-lobbies-39801261.htm

Video sur la neutralité du Web (Interview B.Bayart) : http://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/interview-de-benjamin-bayart-sur-44896

La part des terres cultivables non cultivées dans le monde est de 60%.

Stat37

Pour l’étude GAEZ (2009), la superficie des terres aptes à la culture pluviale* quel que soit le mode de gestion, représente 27% des terres émergées, soit 3 573 millions d’ha pour les terres très convenables, convenables et modérément convenables à la culture et 4 152 millions en incluant les terres considérées peu convenables.

 

Près du quart des terres aptes à la culture sont aujourd’hui recouvertes de forêts, qui correspondent à 1/3 des espaces forestiers du monde. Les régions dont plus de 30% des terres cultivables sont recouvertes de forêts sont l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord, l’Afrique centrale et la Russie.

 

Un tiers des terres émergées est recouvert de forêts, alors qu’environ un autre tiers est utilisé pour des usages agricoles ou pastoraux. Les infrastructures urbaines et autres n’occupent qu’un faible pourcentage des terres émergées.

Les estimations des superficies de terres cultivées de SAGE donnent 1 805 millions d’ha en 1992. Les céréales occupent 55% de ces surfaces, les oléagineux 15%, les légumineuses sèches 5%, les racines et tubercules 4%, les cultures sucrières 2% et les autres cultures 19%.

Les estimations de pâturages permanents FAO (UN Food and Agriculture Organisation)et SAGE sont similaires (3% de plus pour la FAO), mais cette proximité des moyennes mondiales cache des estimations divergentes sur les différents continents qui se compensent au niveau global.

 

Selon l’auteur de l’étude : «il apparait que, en dépit des divergences, des incertitudes et des limites des bases de données que nous avons étudiées, les superficies utilisables en culture pluviale et non encore cultivées sont très étendues à l’échelle du monde, de plusieurs grandes régions et de nombreux pays, en particulier en Amérique du Sud et en Afrique subsaharienne. En revanche, cette ressource apparait comme rare, voire épuisée, au Moyen-Orient et en Asie compte tenu des méthodes employées pour juger de l’aptitude des terres à la culture.»

Voir Statoftheday du 28 Avril 2014 (La croissance de l’agriculture chinoise en Afrique).

 

(*) : L’étude GAEZ (IIASA – International Institute for Applied Systems Analysis et FAO) donne des informations sur les potentialités agricoles des terres, sur la base de leur aptitude à la culture de 154 variétés végétales, ainsi que les rendements accessibles selon trois modes de gestion théoriques, «avancé», «amélioré» et «traditionnel» en culture pluviale et irriguée. Cette analyse se base essentiellement sur des critères agronomiques et écologiques. Elle ne prend pas véritablement en compte les paramètres socioéconomiques.

Source : AGTER, Janvier 2013

Lien : http://www.agter.asso.fr/article944_fr.html

Au Portugal entre 2002 et 2012, le nombre de toxicomanes a diminué de 47%. Ils sont moins de 50 000 aujourd’hui dont la majorité sont suivis régulièrement.

En 2001, le Portugal a choisi de décriminaliser toutes les drogues. Elles ne sont toutefois pas légalisées, on ne peut pas transporter, consommer ou vendre de la drogue en toute impunité. La possession et la consommation ne sont plus considérés comme des crimes mais comme des infractions.

Stat36

Le taux de jeunes de moins de 20ans ayant essayé au moins une drogue est passé de 14% à 10.6%.

La transmission du VIH parmi les usagers a baissé de 17% sur la même période. Le nombre de décès engendrés par la consommation de drogues a chuté de moitié.

La comparaison des données européennes et portugaises fait apparaitre que le pourcentage d’adultes prenant des drogues dans le pays est devenu l’un des plus faibles de l’UE : 11,7% de consommateurs de cannabis contre 30% au Royaume-Uni ; 1,9% prennent de la coke contre 8,3 % chez le voisin espagnol.

Pensez-vous que l’on devrait mettre en place une telle politique à l’égard des drogues à l’échelle européenne?

Source : Eurostat + CATO Institute

Liens :
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/edr2013rap.pdf
http://object.cato.org/sites/cato.org/files/pubs/pdf/greenwald_whitepaper.pdf

En France, les taux d’intérêts moyens sont respectivement de 8.11% pour les découverts, de 2.7% pour les prêts à l’habitat court terme (ou taux variables) et de 3.2% pour les crédits nouveaux à l’habitat long terme (ou taux fixes). Mars 2014.

On observe un ralentissement des crédits aux particuliers.

Stat35

Le taux de croissance annuelle du total des crédits aux particuliers diminue en mars (+2,8%, après 3,2% en février). La progression des crédits à l’habitat se modère (+3,1 %, après +3,5 %) et la contraction de l’encours des crédits de trésorerie s’accentue (- 1,0 %, après – 0,7 %).

 

La production de nouveaux crédits amortissables à la consommation est inchangée d’un mois sur l’autre (3,7 milliards), alors que celle de crédits à l’habitat se replie (9,1 milliards d’euros, après 11 milliards).

 

Les taux d’intérêt moyens des crédits nouveaux diminuent, de façon plus marquée pour les découverts (8,11 %, après 8,29 %) et les prêts à l’habitat à court terme ou à taux variable (2,70 %, après 2,82 %) que pour les crédits à la consommation (5,91 %, après 5,95 %) et les crédits nouveaux à l’habitat à long terme à taux fixe (3,20 %, après 3,22 %).

Lexique :

Les ‘particuliers’ forment un sous ensemble du secteur des ‘ménages’ qui inclut également les entrepreneurs individuels. Sont ici présentés les crédits distribués aux particuliers par des Institutions Financières Monétaires résidentes.

Les taux de croissance des encours sont calculés en corrigeant les variations d’encours des effets ne résultant pas de transactions économiques, en particulier les passages en perte de créances irrécouvrables.
Les taux d’intérêt moyens pondérés ainsi que les montants de contrats nouveaux sont calculés conformément aux définitions harmonisées de la BCE. Les taux recensés sont des taux effectifs au sens étroit (TESE), ils correspondent à la composante intérêt du Taux Effectif Global (TEG).

Source : Banque de France, « Crédits aux particuliers », Mai 2014

Lien : https://www.banque-france.fr/economie-et-statistiques/stats-info/detail/credits-aux-particuliers.html

69% des français s’estime à l’aise avec le fait de vieillir. 73% pensent qu’ils vont bien vieillir et 68% pensent qu’ils vont vivre longtemps.

Ces proportions sont bien en deçà de celles observées aux états-unis: 87% des américains pensent qu’ils vont vivre longtemps et 88% qu’ils vieilliront bien. 78% d’entre eux pensent que travailler après l’age de la retraite est source de bonne santé et d’épanouissement Versus seulement 54% des français.

Stat34

En France, les résultats observés dans l’étude sont inférieurs pour les inactifs (retraités ou chômeurs): seuls 55% d’entre eux pensent qu’ils vivront longtemps. Le taux d’emploi des 55-64 ans est inférieur à 50%.
L’aspect financier est celui qui crée le plus de crainte face à l’avenir: 60% des français déclarent redouter de vieillir par crainte de ne pouvoir s’assumer financièrement contre 40% des américains.

Une vision plutôt optimiste du vieillissement, qui rime avec « sagesse », « fierté d’avoir vécu longtemps » et « intensément ».
63% des français pensent que les séniors n’ont jamais eu une meilleure qualité de vie qu’aujourd’hui.

On assume plus facilement son âge (60% disent très facilement la vérité sur leur âge) que son niveau social (46%), son poids (35%, 25% chez les femmes) ou son salaire (28%).

Selon vous, qu’est-ce qui explique la confiance supérieure des américains par rapport à l’avenir?

Source : Ipsos, Mai 2014

Lien : http://www.ipsos.fr/sites/default/files/attachments/dp_get_old_vfinale_28042014.pdf

Lorsqu’elles ont le choix, 26% des femmes privilégient de se déplacer à pied (Vs 18% des hommes). Les femmes sont-elles plus eco-sensibles?

Stat33

44% des hommes déclarent utiliser leur voiture plusieurs fois par jour Vs 33% des femmes.
Les femmes se déclarent plus concernées par le problème du réchauffement climatique (35% s’en inquiètent énormément Vs 29% des hommes).
Elles sont 48% à se dire consommatrices de produits issus de l’agriculture biologique, contre 37% des hommes.
Les 2 sexes trient leurs déchets dans les mêmes proportions (77%).

Un lien spontanément plus fort avec l’environnement ou une plus grande exposition et réaction aux campagnes de sensibilisation ?

Source: Womenology, le 14 Mai 2014

Lien: http://www.womenology.fr/fr/reflexions/les-femmes-n-apprehendent-pas-l-ecologie-comme-les-hommes/

C’est en Asie de l’Est et du pacifique que les taxes d’entreprises sont le moins élevées au monde, à 36% en moyenne. On observe une tendance mondiale à la baisse de ces taxes.

Les taxes d’entreprises ont baissées de 5% dans ces pays (Asie de l’Est et du pacifique) entre 2004 et 2012.
Les plus importantes baisses de taxes d’entreprises se sont produites en Europe, en Asie centrale (-18 points en 8 ans) et en Afrique Subsaharienne (-19 points). Pensée au passage pour les entreprises chinoises installées en Afrique (voir statoftheday du 28 Avril 2014).
Au moyen orient et en Afrique du Nord, ces taxes ont chuté de 13 points sur la même période.
C’est en Amérique Latine et dans les Caraïbes que ces taxes ont le moins baissé (-3 points).

Stat32

Pour rappel : l’objectif de ces taxes est sensiblement le même à l’échelle planétaire, c’est à dire de financer les biens et services publics, de corriger les inégalités (dont redistribution du revenu) et de gérer le chômage.

Seulement, dans notre système de concurrence entre les nations (ou les régions du monde) ou les discours financiers dominent sur les aspects sociaux relégués à l’échelle du territoire (principalement celui de la nation)

« Les niveaux de taxes sont inversement corrélés avec les investissements d’entreprises et l’entrepreneuriat »,

et ou le critère majeur de ce système est la libre circulation des biens sans prise en compte des différences de règles sociales, environnementales, il parait logique que ces taxes continuent de baisser tant que cette baisse engendrera un gain de compétitivité pour les entreprises/nations/régions.

Par ce processus engagé, si rien n’est fait, il n’y a aucune raison pour que ces taxes ne poursuivent pas leur dégringolade et que les systèmes sociaux qu’elles soutiennent ne continuent pas de se dégrader.
Que pensez-vous de fixer ces niveaux de taxes à l’échelle internationale ?

Source :  World Development Indicators – Highlights 2014 p21, The World Bank

Lien : http://data.worldbank.org/sites/default/files/wdi2014-highlights.pdf

63% des français sont plus favorables à une baisse des impôts qu’à une amélioration des prestations fournies par les services publics (31%).

Stat31

On observe une poussée des préoccupations concernant l’éducation (+5 points en un an) et la fiscalité (+6 points). L’image de l’action de l’état c’est nettement dégradée cette année (-13 points sur la fiscalité et -16 points sur l’éducation).
L’emploi reste la plus grande priorité (11 points devant l’éducation), toutefois en diminution cette année (-3 points).

La mauvaise opinion des français à l’égard des services publics est d’abord fondée sur les informations relayées par les médias classiques (journaux, tv, radios), à 29%, ensuite par les expériences de l’entourage, à 26%, puis par les conversations avec d’autres personnes, 16% et enfin par les articles sur internet et les réseaux sociaux, 7%.

Source : BVA, « Le Baromètre des services publics », Janvier 2014

Lien vers le rapport complet et les données : http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_fiche/1430/fichier_barometre_bva_institut_paul_delouvrier_sur_les_francais_et_les_services_publicsfecc9.pdf